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Antibiotiques et risques de malformations congénitales

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Les antibiotiques de la famille des sulfonamides et des nitrofurantoïnes semblent associés à un risque accru de plusieurs malformations congénitales, lorsqu'ils sont utilisés pendant la grossesse, selon une étude américaine publiée dans les Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine.

Il faut savoir que les antibiotiques font partie des médicaments les plus utilisés pendant la grossesse, le traitement des infections étant critique pour la santé de la mère et de l'enfant. Mais aucune étude à grande échelle n'avait encore évalué la sûreté de nombreuses classes d'antibiotiques chez les femmes enceintes, soulignent Krista Crider des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) à Atlanta (Géorgie) et ses collègues. Eux se sont penchés sur la question.

Ils ont comparé 13.155 femmes ayant eu un enfant victime d'une malformation congénitale à 4.941 femmes "contrôle" dont la grossesse n'a pas subi un tel événement. L'utilisation d'un antibiotique entre un mois avant la grossesse et la fin du premier trimestre a concerné 14,2 % des femmes dont la grossesse a été affectée par une malformation congénitale et 13 % des contrôles. Les antibiotiques les plus utilisés étaient les pénicillines (5,5 % des cas et 5,9 % des contrôles), les érythromycines (1,5 % des cas et 1,6 % des contrôles), les nitrofurantoïnes et les sulfonamides (1,1 % des cas et 0,9 % des contrôles pour les deux classes), les céphalosporines (1 et 1 %) et les quinolones (0,3 et 0,3 %).

Les sulfonamides ont été liés au plus grand nombre de malformations congénitales. Leur prise pendant la grossesse était associée à un risque d'anencéphalie multiplié par 3,4, d'hypoplasie ventriculaire gauche par 3,2, de coarctation de l'aorte par 2,7, d'atrésie des fosses nasales par 8, d'anomalies des membres par 2,5 et de hernie diaphragmatique par 2,4. Les nitrofurantoïnes étaient associées à un risque 3,7 fois plus élevé d'anophtalmie ou de microphtalmie, à un risque 4,2 fois plus élevé d'hypoplasie ventriculaire gauche et à un risque 2,1 fois plus élevé de "becs de lièvre". Les érythromycines étaient associées à deux anomalies congénitales (anencéphalie et anomalies des membres), les pénicillines à une anomalie touchant les membres, les céphalosporines à une anomalie (communication cardiaque interauriculaire) et les quinolones à une autre anomalie cardiaque (tétralogie de Fallot).

Source : lepoint.fr

 

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