C'est ce qu'indique l'Institut de veille sanitaire. L'épidémie redémarre, notamment dans le Sud. Seules 160.000 personnes ont été vaccinées.
Plus d'un million et demi de personnes ont déjà été atteintes par la grippe A et ont consulté pour cela, a indiqué mardi le Dr Françoise Weber, directrice générale de l'Institut de veille sanitaire (InVS).
"A la date d'hier soir (lundi), 160.000 personnes ont été vaccinées dans des centres ou dans des établissements de santé", a pour sa part indiqué la ministre de la Santé Roselyne Bachelot mardi lors d'une audition à l'Assemblée.
"Nous avons dépassé les 400.000 consultations pour la grippe H1N1 2009 la semaine dernière", a ajouté le Dr Weber qui s'exprimait à cette occasion aux côtés de la ministre.
"Nous assistons à un redémarrage très franc" notamment "dans le sud de la France", a-t-elle poursuivi en évoquant "une augmentation du nombre d'hospitalisations pour cas graves (25 cas en réanimation ou soins intensifs la semaine dernière)", a poursuivi Mme Weber.
"21% des cas graves concernent des moins de 15 ans et c'est plus que lors d'une grippe saisonnière", a-t-elle averti.
En France métropolitaine, "on a 46 décès soit 14 de plus que lors du dernier point de l'InVS (ndlr: arrêté au mardi 10 novembre 11h) dont neuf survenus la semaine dernière". Deux adolescents de 15 et 16 ans et une jeune femme de 27 ans sont décédés sans facteurs de risque, a précisé le Dr Weber. "Le nouveau virus H1N1 a quasiment éliminé ses concurrents", a-t-elle ajouté.
"Au total, ce sont plus de 7 millions de personnes qui ont été invitées à se faire vacciner", a par ailleurs rappelé la ministre en évoquant les ordres de priorité.
La France a pris des multidoses parce que les compagnies pharmaceutiques ont dit que commander des vaccins unidoses prendrait "deux mois de plus" pour livrer, a commenté le Pr Didier Houssin, directeur général de la santé.
La livraison de vaccins en flacons multidoses pour dix personnes et non pas en ampoule individuelle a conduit à l'organisation de vaccinations en centres dédiés, plutôt que chez les médecins libéraux, en raison des contraintes logistiques (conservation au froid, éviter le gaspillage), a rappelé la ministre.
"D'ailleurs un seul pays, la Belgique, a essayé de partir des généralistes et est en train de revenir sur cela", a-t-elle relevé mardi soir lors de l'audition devant la commission des affaires sociales de l'Assemblée.
Cependant, la ministre envisage d'"étendre dans des conditions ciblées en décembre" la vaccination "à certains cabinets libéraux". Elle a indiqué qu'elle recevrait les organisations représentatives des médecins pour voir si certains cabinets de groupe pourraient venir en appui des centres de vaccination.
Source : lexpress .fr
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