Après les Pays-Bas et le Royaume-Uni en Europe, les scanners corporels seront expérimentés en France dès la fin du mois à Roissy et Orly. L’objectif : renforcer la sécurité des passagers, suite à la récente tentative d’attentat avortée sur un vol transatlantique. En lieu et place des traditionnels portails de sécurité, une petite cabine « déshabille » le voyageur en le passant aux « rayons ».
Des voix s’élèvent déjà contre le risque de radiations cancérigènes. Attention toutefois à ne pas céder à une psychose infondée ! D’après l’American College of Radiology, « le risque est insignifiant ». Et pour cause : les scanners corporels ne sont pas les mêmes que ceux utilisés en imagerie médicale.
La majorité de ces scanners émet des rayonnements à ondes millimétriques, par opposition aux rayonnements ionisants - les fameux rayons X. Une exposition prolongée aux rayons X, c’est connu, peut contribuer à l’apparition de cancers. Dans le cas d’ondes millimétriques, aucun risque ! « L’onde reçue lors du passage au scanner est dix mille fois moindre que celle d’une transmission par téléphone portable », précise Jacques le Guillou, Directeur adjoint de la Direction des Transports aériens à la DGSE. « Et cette onde est tellement faible qu’elle ne pénètre même pas le corps ».
Aux Etats-Unis, une seconde technique, dite « backscatter », recourt aux rayons X à des doses extrêmement faibles. L’American College of Radiology estime que la radiation équivaudrait alors à celle reçue par un passager en seulement deux minutes de vol à 10 000 m. Quoi qu’il en soit, et pour couper court à tout débat, l’emploi de cette technique est prohibé par le droit français : le Code de Santé publique – art L 1333-1 et R 1333-1 - interdit en effet le recours aux rayonnements ionisants autrement qu’à des fins thérapeutiques.
Si la probabilité grandit de passer au crible de ces scanners aux Etats-Unis et au Canada, leur déploiement en Europe reste verrouillé par la législation. Les scanners corporels actuellement mis en place dans les aéroports européens ne le sont qu’à titre expérimental, car le droit européen ne les autorise pas encore à l’heure actuelle.
Source : destination sante
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