C’est un vibrant hommage que le corps médical, la famille et les amis du Pr Harouchi, lui ont rendu vendredi 30 septembre à Casablanca, à l’occasion du quarantième jour de son décès.
Un hommage couronné par l’accord de S.M. Mohammed VI pour que l’Hôpital d’enfants du CHU, porte désormais le nom du défunt. Yasmina Baddou, Driss Jettou, Abderrahim El Youssoufi, Mourad Cherif, Mohammed Sajid, étaient aux côtés du doyen de la Faculté de médecine de Casablanca, M. Wardi et du directeur du CHU Ibn Rochd, Pr. Abdenbi Kamar ainsi que des anciens étudiants et confrères du « Maître », comme ils aimaient l’appeler. Les familles des enfants qu’il a soignés, ou ceux encore hospitalisés, étaient également présentes. Les différentes personnes qui ont eu l’occasion de travailler auprès du maître ne manquent pas d’éloges envers lui, en tant que pédagogue, en tant que médecin, en tant qu’acteur associatif, mais également en tant que commis de l’Etat. Mais c’est surtout sa contribution au développement de la chirurgie pédiatrique au Maroc, qu’on retient le plus dans son long parcours. En créant le service de chirurgie pédiatrique au Maroc, dans les années 70, M. El Harouchi, a sans doute, permis à ses confrères, de trouver les premiers jalons de cette spécialité et de poursuivre sur cette lancée.
Cet hommage fut également marqué par la présentation au public, d’un livre sur le « Maître ». L’ouvrage rassemblant de nombreux témoignages (proches, amis, collaborateurs, anciens commis de l’Etat, ...) sur le médecin, le professeur, le collègue, l’enseignant, l’acteur associatif qu’il fut, lui a été présenté quelques jours avant sa mort.
Pour sa part, l’artiste peintre M. Ouardane a réalisé un magnifique portrait (une toile très impressionnante) du Pr. Harouchi. Ce bel hommage a été clôturé par la diffusion d’une phrase, ô combien significative, que A. Harouchi avait prononcé quelques mois avant sa mort lors d’un congrès organisé à Casablanca, en mai dernier par la Société marocaine de chirurgie pédiatrique. En diffusant la voix du maître, l’émotion est montée d’un cran, nombreuses sont les personnes, notamment dans le rang des blouses blanches, qui n’ont pas pu retenir leurs larmes.
Il avait dit « Quelles que soient les politiques, quels que soient les budgets, la qualité de la médecine dépend de nous professionnels, de nos compétences, de notre dévouement et de notre éthique. »
Source : lanouvelletribune.com
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