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Secteur de la santé : Au-delà des indicateurs

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La santé occupe depuis une trentaine d’années le devant de la scène. Dans le débat animé, qu’elle suscite, il y a lieu de relever un double constat. Il y a le droit à la santé pour tous et il y a la place qu’occupe aujourd’hui la santé dans la politique gouvernementale. La santé est une priorité du gouvernement et, en tant que tell, elle doit bénéficier de tous les éléments nécessaires à la réalisation des différents chantiers.

Le secteur de la santé connaît un foisonnement de grands chantiers, ce qui bien entendu suscite l’admiration et l’optimisme. Parmi ces chantiers, certains sont aujourd’hui concrétisés, c’est notamment le cas de la couverture médicale (AMO) qui sera bientôt universelle.

La santé : un chantier permanent

Ce qui hier encore s’apparentait à une utopie est désormais une réalité. Le RAMED, autre chantier qui revêt une très grande importance, est sur la bonne voie. A côté, il y a la réalisation de structures hospitalières qui n’ont rien à envier à celles qui existent dans les pays les plus développés. Le centre hospitalier universitaire Hassan II de Fès, ou le CHU Mohammed VI de Marrakech sont des exemples en la matière. D’autres réalisations tout aussi importantes sont en chantier. C’est le cas des centres universitaires de d’Oujda et de Tétouan, alors que ceux prévus a Tanger et Agadir sont programmés pour 2011

La ministre de la Santé est on ne peut plus claire à ce sujet. Elle s’est fixé comme objectif de faire du secteur de la santé un pôle de l’excellence à l’horizon 2012, c’est une priorité absolue du département de Yasmina Baddou. Tous les efforts sont en train d’être déployés pour atteindre cet objectif.
Pour ce faire, le ministère de la Santé à élaboré une stratégie qui aujourd’hui est connue de tous : stratégie 2008-2012. Cette stratégie a le mérite d’avoir soulevé les vraies questions, d’avoir aussi tracé des objectifs clairs à atteindre avec un échéancier précis, comme elle a mis le doigt sur les failles, les faiblesses et autres anomalies qui minent le secteur de la santé depuis des lustres.

C’est une approche courageuse qui découle d’une vision avant-gardiste. C’est en fait, une véritable refonte du système qui vise à concrétiser de grandes réalisations grâce à une réelle et ferme volonté politique.

La performance : l’affaire de tous

En termes de santé, les acquis sont nombreux. A titre d’exemple, l’extension de la couverture sanitaire à tous les citoyens marocains là où ils se trouvent commence à prendre forme. Certes il reste beaucoup de choses à faire dans ce domaine car bien des médecins ne mesurent pas à sa juste valeur le sens même de la mission qui est la leur. Il est inadmissible et inconcevable qu’un médecin refuse d’aller là où le devoir l’appelle sous prétexte qu’il est ou qu’elle est mariée et qu’il doit travailler en ville et nulle part ailleurs. Mais grâce à la clairevoyance et à la sagesse des uns et des autres, le rapprochement et le renforcement de la présence des médecins au niveau des zones rurales et un objectif qui commence à être atteint, suite à d’importantes mesures prises par le ministère de la Santé

Nos indicateurs de santé sont très performants. Ils sont reconnus, aussi bien des pays amis que d’instances internationales comme l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Union européenne l’UNICEF, le FNUAP, le PNUD, la Banque mondiale, les agences de développements et de coopération bilatérale ou multilatérale qui accompagnent le département de la Santé dans la réalisation des différents objectifs qu’il s’est assigné pour garantir a chaque Marocain le meilleur état de santé possible.

Certains de nos indicateurs se situent presque dans la fourchette des performances des pays développés L’espérance de vie des femmes est passée d’une moyenne de 66,4 ans en 1987 à 73,7 en 2007. L’espérance de vie des hommes est de 72 ans, les Marocains vivent donc plus et sont en meilleure santé, grâce aux progrès réalisés par la médecine au Maroc, des soins de qualité, un personnel qualifié et des structures adaptées.

En outre et s’agissant des indicateurs de performance, nous notons que des progrès sont réalisés à tous les niveaux : le nombre de bénéficiaires des services des urgences enregistrés en 2008 au niveau des structures de ministère de la santé a dépassé 3.314 millions d’individus contre 2.990 millions en 2007, soit une hausse de 11%, cela est du en grande partie a une meilleure prise en charge des urgences et a la disponibilité des médicaments.

Les idicateurs de la bonne gouvernance

Nos hôpitaux sont de plus en plus agréables à vivre à telle enseigne que bien des malades ne veulent pas les quitter lors de leur sortie, on y est bien soigné, soutenu, valorisé, le gît et le couvert sont dignes d’un quatre étoiles. Ce n’est pas là une vue de l’esprit, ni un discours démagogique, ni des fleurs que l’on jette ici et là pour faire plaisir ou encenser - ce n’est pas dans nos habitudes -, mais bel et bien la réalité. Bien entendu, nous disons que ce n’est pas la règle partout. Il y a ici et là des situations forts pénalisantes et choquantes, mais cela n’enlève rien au mérite des autres structures qui font plaisir à voir et qu’il faut encourager, n’en déplaise à certains qui ne cherchent qu’à critiquer gratuitement, qui s’acharnent maladivement sur des personnes ou des établissements, ceux qui ne cherchent qu’à avilir, à salir par des propos indignes et frustrant celles et ceux qui sont présent au chevet des malades 24H/ 24H, 7 jours sur 7 jours, les week-end et les jours fériés pour soulager, aider, soigner et soutenir psychologiquement les patients hospitalisés.

Toujours dans le registre des performances réalisées par le département de la Santé, nous saluons le travail concernant la prise en charge des patients cancéreux dont le nombre était de 26.774 en 2007, et qui est passé à 28.673 en 2008.


En ce qui concerne le dépistage du cancer du sein, le ministère de la Santé a effectué 19.300 mammographies en 2008, contre 10.292 en 2007, soit 9.000 mammographies en plus. Par ailleurs le ministère de la santé a équipé plusieurs hôpitaux de technologies de pointe (scanner, écho doppler, IRM, tables d’opérations…) il en est de même pour les différentes unités et centres de dialyse, les maternités, les services de néonatalogie, de réanimation…


Ce souci permanent, cette quête quasi quotidienne qui vise à concrétiser la santé pour tous habite en permanence la ministre de la santé. Pour Yasmina Baddou il ne saurait en être autrement. D’ailleurs, pour elle, il n’y a aucune ambiguïté là-dessus : la santé a toujours été et sera une priorité nationale.
Nous notons pour la première fois une diminution de 6 % de la mortalité maternelle, ce qui est très encourageant et mérite d’être souligné. A coté le nombre des accouchements en milieu surveillé a lui aussi connu une augmentation de 7,3% au cours de l’année 2008, les accouchements par césarienne ont progressés de 12,7 % (4.800) en 2008. La gratuité totale de l’accouchement au niveau de toutes les maternités y est certainement pour beaucoup, comme quoi, il suffit parfois d’un tout petit changement pour obtenir des résultats encourageants.

Des compétences humaines à valoriser

La performance du secteur de la santé se confirme surtout et aussi grâce à des qualifications et des compétences connues et reconnues à l’échelon national, régional, continental et international. Nous avons de très bons médecins, d’excellents chirurgiens. Nous sommes fiers de les mettre en avant, et ces praticiens méritent notre reconnaissance, notre respect et notre considération. Il en est de même pour les infirmières et infirmiers qui méritent d’être mieux valorisés


Grâce à la compétence de nos cadres médicaux, le Maroc est devenue une destination médicale privilégiée. Nos cadres sont demandés à l’étranger, notamment dans les pays arabes, en France, en Belgique et même dans les pays du nord (Canada), où ils partent effectuer des stages et sont finalement retenus.


Parmi les performances qui retiennent aussi notre attention et qui méritent d’être soulignées, il y a l’organisation de champs de partenariat entre le secteur publique et le secteur privé qui sont plus vifs que jamais, la preuve en est l’accord signe entre les néphrologues du privé et le ministère de la Santé afin que les patients atteints d’insuffisance rénale chronique puissent être dialysés au moment opportun, là ou ils se trouvent.

Des forces, mais aussi des faiblesses

S’agissant de l’épineux problème des ressources humaines et en particulier le personnel infirmier, notre pays est confronté à une pénurie au même titre que tous les pays du monde, mais notre cas est particulier car nous n’en serions jamais là si des mesures avaient été prises par les différents ministres qui se sont succédé à la tête du département de la Santé et si les écoles de formation des infirmiers n’avaient pas été fermées. Dans l’immédiat et pour pallier au plus pressé, il y a lieu de rappeler le recrutement direct de 152 infirmiers de la promotion 2006 par le ministère de la santé qui aussi décidé de consacrer 795 postes budgétaires aux quatre centres hospitaliers du Royaume ainsi que 1243 autres postes au département de la santé, dont 550 postes aux lauréats multi-spécialités.


Parler des performances, des forces du secteur de la santé, nous incite aussi dans un souci de transparence à soulever les faiblesses dont souffre ce secteur social. En premier lieu, il y a une implantation spéciale inégale des structures de santé et des équipements aussi bien du secteur public que du secteur privé, ce qui remet en cause le droit de l’égal accès aux soins.


Nous notons une grande concentration entre l’axe Kenitra-Casablanca, cette concentration des professionnels va de pair avec celle des lits d’hospitalisation et des équipements lourds.
Ceci est du en grande partie à l’absence d’une carte sanitaire qui pourrait corriger ces disparités, ces iniquités et ces inégalités qui pénalisent surtout les populations les plus pauvres, c’est-à-dire celles et ceux qui n’ont pas de moyens pour se faire correctement soigner et qui doivent s’adresser aux structures de santé publique.


A côté il y a le problème lié aux dons d’organes et à leurs implantations. C’est vrai, nous connaissons une faiblesse dans ce domaine, Tous les ministres qui se sont succédé à la tête du département de la Santé ont buté sur ce rocher, les enjeux sont multiples, les contraintes le sont encore plus. Il va de soi que la raison nous dicte de procéder dans des délais raisonnables à la promotion du don d’organes. Il s’agit de faire ce que font nos voisins afin de sauver des vies humaines. C’est facile à dire mais difficile à réaliser car il y a une multitude d’intervenants, une prolifération d’avis contraires, de paradoxes, qui sont autant d’écueils et de pièges qu’il va falloir éviter si l’on veut réellement aboutir dans ce dossier épineux. Toujours est-il qu’en 2007, le nombre d’implantations rénales s’est élevé à 17, alors qu’en 2008 il a atteint à peine 9 implantations, c’est-à-dire trois fois rien. Yasmina Baddou n’a pas caché sa désapprobation, son mécontentement lors de la remise des prix pour les hôpitaux les plus performants.


Nous constatons qu’il y a aussi de grandes lacunes, des faiblesses dans le domaine de la communication. Par exemple, les hôpitaux ne communiquent pour ainsi dire pas. Pour certains, ils le font très peu ou mal. Ce qui fatalement finit toujours par porter un coup dur à ces structures car la presse a horreur du vide, de l’opacité, des zones d’ombre que certains s’évertueront à interpréter comme des cas qui cachent des situations acquises ou douteuses, et forcement cela fait les gros titres des manchettes des journaux en mal de sensations. Si au niveau du ministère le problème n’existe pas, car la communication est entre les mains de professionnels, il n’en est pas de même au niveau des régions et des hôpitaux. Donc, sur le plan de la communication, il y’a beaucoup à faire.


Le département de la Santé ne ménage aucun effort pour apporter les correctifs nécessaires là où il le faut. Il existe actuellement une réelle volonté d’aller de l’avant. La mobilisation est générale, toutes les directions, toutes les divisions, les directions régionales ainsi que les délégations du ministère de la Santé sont à pied d’œuvre. La tâche n’est pas et ne sera pas aisée. Ceci est dû en grande partie aux dysfonctionnements, aux anomalies, aux lacunes qui existent depuis des décennies.


Conscient de tout cela, la ministre de la Santé agit avec pragmatisme, courage et pondération. Parmi ses principales préoccupations, nous notons la moralisation du secteur de la santé. Il s’agit principalement de mettre un terme définitif a toutes les formes de corruption. Des actions sont entreprises pour écarter du circuit toutes les brebis galeuses.


Le deuxième volet a trait à l’amélioration de l’accès aux soins, il s’agit de rendre le service sanitaire public de qualité et compétitif (atteindre un taux d’hospitalisation de 5% de la population à l’horizon 2012); de réduire les coûts des soins et des médicaments; de soulager les ménages en réduisant la part des dépenses qu’ils supportent (54% actuellement ) à moins de 25%  à l’horizon 2015; il s’agit aussi de regagner la confiance du citoyen envers le système de santé à travers l’amélioration de l’accueil, la fourniture de l’information, la prise en charge correcte des urgences et la disponibilité des médicaments; et d’assurer la prise en charge totale des affections de longue durée.


Assurément, les choses changent au niveau du secteur de la santé, des changements qui vont dans le bon sen, grâce à l’implication de tout le monde, il existe une réelle volonté politique, un engagement sans limites du département de la Santé et de ses partenaires , il y a une stratégie, une vision, des objectifs clairs, Il y a aussi des femmes et des hommes qui sont mobilisés, prêts à donner le meilleur d’eux-mêmes pour accompagner ces changements afin de permettre a l’ensemble de nos concitoyens de pouvoir bénéficier des meilleurs soins possible, des soins de qualité dans des structures adaptées….


Tout cela mérite d’être souligné, d’être mis en avant, ces acquis et ceux qui suivront sont de nature a redonner plus d’espoir, a susciter l’envie de participer à cette noble et merveilleuse mission qui consiste à assurer l’accès aux soins pour tous. Les Marocains méritent amplement ce droit.

Source : albayane.ma

 

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