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Cliniques privées, l'ouverture des investissements aux non-professionnels contestée

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Le projet d'amendement du code de déontologie et de pratique médicale au Maroc continue de susciter la controverse.

En effet, le délai accordé par le ministère de la Santé aux syndicats pour examiner le projet avait expiré sans que ces derniers ne puissent trancher sur les changements à apporter. Parmi donc les points saillants, et très contestée, qu'apporte la nouvelle mouture, l'ouverture des investissements dans le secteur médical et sanitaire aux non professionnels du métier. Une idée très critiquée par les centrales syndicales qui rejettent en bloc l'intégration des investisseurs outre les personnels du corps médical.

Les praticiens affirment que ce changement porterait atteinte à la qualité des soins

Selon les professionnels du secteur, l'application de cette loi pourra porter atteinte gravement à la qualité des soins dispensés au malade du moment que le gain deviendra l'objectif essentiel des investisseurs. «Certes, le secteur se trouve en manque d'investissements mais cela n'explique pas la démarche du ministère de la Santé. On ne peut que ne pas adhérer à ce projet vu l'état actuel des choses», explique Saad Benmansour, président du syndicat «Alliance national et médical de la santé libérale». Selon ce médecin, l'application de cette future loi frappera de plein fouet le métier de médecin au Maroc puisque le secteur sera désormais soumis à la gestion des capitalistes qui n'hésiteront pas à traiter le médecin comme un simple employé.

Le projet qui se trouve actuellement en phase d'étude est critiqué aussi pour avoir placé l'intérêt du malade au second plan. Les professionnels du secteur remettent en doute aussi la qualité des soins dispensés par des structures appartenant à des non professionnels. «L'idée d'introduire des capitalistes qui n'appartiennent pas au secteur sera d'ailleurs en contradiction avec l'article 2 de la loi 10/94 qui stipule que la profession de médecine n'est pas commerciale», affirme le professeur Benmenssour. Le syndicat se dit toutefois ouvert à d'autres propositions qui accorderont la priorité à l'investisseur médecin. «L'investissement dans le secteur médical reste limité pour plusieurs raisons dont la première est la cherté du matériel et de l'équipement et le taux très élevé des crédits bancaires», affirme le président du syndicat. Aujourd'hui, seuls les médecins aisés peuvent tâtonner le terrain et investir dans des cliniques puisque l'investissement n'est pas forcément rentable. Ainsi, la majorité des investissements enregistrés concernent l'ouverture de cabinets médicaux.

Ce sont d'ailleurs les jeunes médecins qui osent franchir le pas en l'absence du soutien du ministère de la Santé qui reste toujours pointé du doigt. Les professionnels du secteur reprochent notamment au département de Y. Baddou de recourir aux solutions les plus faciles. «Au lieu d'essayer d'introduire des étrangers à la profession au secteur, il faudra d'abord mettre à niveau les structures déjà existantes», s'exclame un médecin. Selon ce professionnel, le département de tutelle devra également encourager les spécialistes du secteur à investir en baissant les taxes sur l'équipement. Le ministère est sollicité pour conclure des accords avec des organismes de crédits pour les inciter à proposer des taux préférentiels aux médecins désirant investir dans le secteur de la santé. Nous avons essayé de contacter le ministère pour s'exprimer sur le sujet, mais les responsables sont restés injoignables.

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Défendre les médecins


Selon le dahir du 21 mars 1984, l'Ordre des médecins regroupe obligatoirement tous les médecins exerçant au Maroc, soit à titre privé, soit dans les services de santé publique, de l'enseignement supérieur, ou des Forces Armées Royales. L'Ordre national des médecins est doté de la personnalité morale, il a pour objet d'assurer la sauvegarde des principes et traditions de moralité, de dignité, de probité et d'abnégation et de veiller au respect par ses membres des lois, règlements et usages qui régissent l'exercice de la médecine; il édicte tout règlement nécessaire à l'accomplissement de sa mission et établit le Code de déontologie et assure la défense des intérêts moraux des médecins.

Source : lematin.ma

 

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