Quelques semaines après la polémique suscitée par la publication du rapport d'une commission parlementaire, les prix des médicaments au Maroc se retrouvent de nouveau sous les feux des projecteurs. En effet, la ministre de la Santé, Yasmina Baddou, a défendu devant les parlementaires les mesures adoptées par le gouvernement pour baisser les prix des médicaments.
«Dans le cadre des dispositions de la Loi des finances 2009, le gouvernement a procédé à la réduction de la TVA notamment sur les médicaments contre l'hépatite B et C et le cancer. De même, certaines taxes douanières ont été baissées. Nous avons également mené des campagnes pour encourager les citoyens à utiliser les médicaments génériques», a-t-elle fait savoir.
Pour rendre les démarches de fixation des tarifs plus transparentes, la ministre a affirmé qu'une commission spéciale a été créée. Ladite commission compte, outre le ministère de la Santé, le ministère des Affaires économiques, la CNOPS (Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale), la CNSS (Caisse nationale de sécurité sociale), et l'ANAM (Agence nationale de l'assurance maladie). Une première liste de médicaments comprenant plus de 150 spécialités pharmaceutiques a déjà connu une réduction de 10 à 55% des prix.
«Cette première liste comprend essentiellement des médicaments très coûteux notamment les médicaments qui concernent les cancers, l'hépatite, les pathologies cardiovasculaires, le diabète (insuline), les antibiotiques, l'ulcère et la radiologie», a ajouté la ministre en annonçant que cette première liste sera allongée pour couvrir d'autres médicaments sans pour autant fixer une date précise. Pour rappel, un récent rapport sur les coûts des médicaments réalisé par des parlementaires avait suscité un tollé. L'une des principales conclusions montre que les Marocains payent plus cher les médicaments par rapport aux Français et aux Tunisiens.
Le même rapport a évoqué la possibilité de réduire les tarifs des produits pharmaceutiques jusqu'à 80%. L'introduction sur le marché marocain des génériques n'a pas eu, pour l'instant en tout cas, les effets escomptés puisque de nombreux médecins prescrivent encore des médicaments princeps pour les patients. Les responsables marocains ont promis de prévoir les mesures nécessaires pour mettre en œuvre les recommandations du rapport.
Mais encore une fois, aucune date n'a été précisée. L'attente pourrait durer encore plus longtemps.
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3,3 millions de cas urgents annuellement
Les services d'urgence reçoivent annuellement plus de 3 millions de personnes. La ministre a affirmé en réponse à une question au Parlement que les responsables ont créé deux accès dans les services des urgences.
Le premier est utilisé pour les cas d'urgence et le deuxième est réservé à des cas d'urgence se trouvant dans des états critiques. Parmi les projets, le département de Yasmina Baddou compte acquérir 120 ambulances équipées et poursuivre la création de services de secours médical dans plusieurs régions du Royaume, dont le nombre est de 11 actuellement. Les blocs opératoires, les services de radiologie et de réanimation des Urgences ont reçu de nouveaux équipements modernes.
Repères
Rendez-vous
*- Le ministère est en train de développer actuellement un système informatisé pour la gestion et la fixation des rendez-vous dans les hôpitaux publics marocains.
*- Centres spécialisés
*- 47 centres spécialisés dans la réparation des équipements médicaux des structures hospitalières opérant à l'échelle locale ou régionale ont été créés, selon Yasmina Baddou.
Source : lematin.ma
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