Les différents sous-types de cancer des ovaires sont en fait des maladies distinctes, indique une étude dont les auteurs estiment qu'en les mettant dans le même sac, on nuit à la recherche de traitements plus efficaces pour cette forme de cancer meurtrière.
Les conclusions de l'étude n'auront pas d'impact immédiat sur la façon dont les femmes atteintes de cancer des ovaires sont soignées, prévient le directeur de l'étude, le docteur David Huntsman. Mais elles pourraient mener à des changements des modalités de la recherche sur cette forme de cancer, ce qui serait susceptible d'accélérer la découverte de traitements plus efficaces. Le Dr Huntsman est attaché à un hôpital et à une société du cancer en Colombie-Britannique.
Des experts qui n'ont pas pris part à l'étude, réalisée par l'équipe de Vancouver aux côtés de scientifiques américains et allemands, ont reconnu qu'elle ouvre la voie à des progrès dans le diagnostic et le traitement du cancer des ovaires.
L'étude, impliquant des échantillons prélevés sur 500 tumeurs entre 1984 et 2000, a été financée par la Canary Foundation, organisation à but non lucratif, et diffusée mardi dans PLoS Medicine, publiée par la Public Library of Science.
Le cancer des ovaires est facilement traité à ses débuts, mais moins de 20 pour cent des cancers sont détectés à ce stade. Lorsqu'il est dépisté à un stade plus avancé, le pronostic est peu encourageant.
Selon des statistiques compilées pour la Société canadienne du cancer, seulement 40 pour cent des femmes atteintes de cancer des ovaires au pays survivront cinq ans après leur diagnostic. On estime que 2500 cas seront diagnostiqués, et que 1700 femmes mourront du cancer des ovaires, au Canada, cette année.
presse canadienne
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