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Troubles sexuels : Les Marocains ont toujours du mal à s'exprimer !

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«Addictions sexuelles et dysfonctionnements érectiles», tels ont été les principaux sujets débattus lors de la 12ème édition du congrès marocain de sexologie qui s'est tenue le week-end dernier à Casablanca.

 

 

Après 40 ans, le dysfonctionnement érectile devient l'apanage d'un homme sur trois 

Selon les organisateurs, ces deux sujets ont été choisis afin d'aider les médecins à mieux prendre en charge les patients atteints de ce genre de pathologies. Selon Abderrazak Moussaid, président de l'Association marocaine de sexologie, «cette 12ème édition permettra aussi de sensibiliser le public qui hésite encore à parler des problèmes liés à la sexologie, tel le dysfonctionnement érectile».

En effet, selon une étude épidémiologique faite en 1999, 54% des Marocains souffrent de cette pathologie. La dite étude a été menée par la wilaya du Grand Casablanca. L'échantillon avait porté sur 655 hommes âgés de 25 ans et plus. Malheureusement, à l'heure actuelle, il n'existe aucune statistique fiable. Pourtant, un bon nombre de Marocains, souffrant de troubles d'érection, trouvent du mal à parler de leurs problèmes sexuels à leur médecin.

Rappelons que la dysfonction érectile est définie comme l'incapacité, fréquente ou régulière, d'obtenir ou de maintenir une érection suffisante pour entreprendre une relation sexuelle. Ses causes sont très variées. Ils peuvent être d'ordre psychologique ou physique. En effet, certains médicaments peuvent être à l'origine de cette dysfonction, comme les analgésiques narcotiques, les médicaments anticancéreux et quelques formes de tranquillisants.

Comme partout dans le monde, les Marocains souffrent aussi d'autres troubles sexuels notamment l'addiction. Selon les spécialistes, les addictions sexuelles (drogues, alcool, tabac, sexualité et Internet, masturbation…) sont des conduites le plus souvent considérées comme normales et passées sous silence dans notre société. Scientifiquement définie comme une priorité absolue du sexe, cette pathologie peut revêtir plusieurs aspects: Le patient présente plusieurs dépendances: des drogues utilisées pour augmenter le plaisir sexuel (haschich, cocaïne), l'alcool, recours à des accessoires sexuels, à des formes anonymes de désir sexuel (pornographie, sexualité par téléphone…). Ainsi, le traitement de cette maladie se base sur la prise d'antidépresseurs et la thérapie comportementale. Celle-ci permet de lutter contre l'angoisse associée à l'addiction. Aussi, telle la première pathologie, il n'existe aucun chiffre qui pourrait évaluer ce phénomène au Maroc. Seule indication: les addictions sexuelles concernent davantage les hommes que la gent féminine! Lors de cette nouvelle édition du Congrès de sexologie, les spécialistes ont également essayé de trouver des solutions aux problèmes de la sexualité dans notre pays. «La situation au Maroc peut se résumer en quelques priorités.

Tout d'abord, la prolifération des pratiques risquées, des maladies IST (Infections sexuellement transmissibles) et SIDA, de l'avortement, de la misère sexuelle, de la violence conjugale et de l'absence de mystification des troubles sexuels», explique le docteur Mustapha Rassi, auteur de «L'éducation sexuelle des adolescents». En poursuivant: «Selon mon expérience personnelle, il existe certaine failles qu'il faut combler. Je citerai à titre d'exemple, l'accroissement des consultations pour problèmes sexuels, la perception de la sexualité comme un éternel tabou et l'absence quasi-totale de manuels d'éducation sexuelle pour les élèves».

En effet, selon une analyse internationale portant sur 83 études mesurant l'impact des programmes d'éducation sexuelle sur le comportement des jeunes de moins de 25 ans, les résultats sont encourageants: «Il a été noté que deux tiers de ces programmes ont élaboré significativement les comportements sexuels des adolescents. Il y a eu une nette baisse de la précocité sexuelle, une baisse de la fréquence de rapports et une augmentation de l'utilisation des moyens de contraception», souligne Rassi qui pense que l'élaboration d'un manuel d'éducation sexuelle est d'une grande utilité. Selon lui, cet ouvrage doit répondre à toutes les questions des adolescents, il doit les aider à mieux comprendre et connaître les dimensions psychoaffectives et socioculturelles de la sexualité. Sans oublier son rôle pour prévenir les IST et pour informer sur l'importance de la contraception.

Car pour ce spécialiste, l'exploration des champs couverts par l'éducation sexuelle est un moyen d'assurance pour un bon début d'une sexualité adulte.
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Qu'est-ce que l'addiction sexuelle ?


L'addiction sexuelle concerne des patients qui présentent une «consommation» excessive d'orgasmes. C'est un type de conduite que le sujet est poussé à accomplir par une contrainte interne. Lorsque l'activité n'est pas accomplie, le sujet ressent une montée d'anxiété. La question reste à savoir quand peut-on parler d'excès? En effet, chez les «addicts», la consommation pluriquotidienne (qui peut atteindre 12 à 15 orgasmes) est associée à un syndrome de manque, caractéristique de nombreuses addictions: douleur thoracique, abdominale, insomnie, etc. De plus, cette consommation d'orgasmes est généralement associée à un syndrome anxio-dépressif. L'orgasme jouant alors le rôle d'anxiolytique naturel.

S'agissant du genre de population concernée, selon les spécialistes, c'est plus généralement un homme. Il peut provenir de tous les milieux sociaux et culturels, de toutes les classes, de toutes les professions. Aucune tranche d'âge n'est plus concernée que les autres. Ce trouble trouve son origine généralement dans l'adolescence où des masturbations excessives s'installent et perdurent à l'âge adulte.

 

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