Accident vasculaire cérébral

Accident vasculaire cérébral

L’accident vasculaire cérébral est défini comme une lésion cérébrale causée par l’obstruction ou la rupture d’un vaisseau sanguin. L’interruption de la circulation sanguine ou l’accumulation de sang en cas de rupture entraîne la perte de cellules nerveuses dans la zone touchée. L’accident vasculaire cérébral est la troisième cause de mortalité et la première cause d’invalidité en France. En France, 120 000 nouveaux cas d’AVC sont diagnostiqués chaque année. Cette pathologie touche aussi bien les hommes que les femmes, et 75 % des personnes touchées ont plus de 65 ans.

Les effets d’un accident vasculaire cérébral (AVC) diffèrent selon l’endroit du cerveau touché et l’étendue des dommages. Environ 85 % des AVC sont ischémiques (infarctus cérébral), tandis que 15 % sont hémorragiques (hémorragie cérébrale).

Table des matières

Quels sont les symptômes de l’AVC ?

Les symptômes de l’AVC apparaissent de manière inattendue. Ils sont les suivants :

  • Difficulté soudaine à s’exprimer ou à comprendre les autres ;
  • Perte de force ou paralysie d’un côté du visage, d’un bras ou d’une jambe ;
  • Perte soudaine de la vision, généralement d’un seul œil ;
  • Mal de tête soudain et intense sans cause évidente.

L’AVC doit être traité le plus rapidement possible afin d’éviter des dommages irréversibles et de faciliter la récupération.

La gravité des symptômes observés lors d’un AVC ne permet pas de prédire la gravité des séquelles potentielles. Un AVC dont les symptômes sont graves et variés peut avoir des conséquences minimes à long terme.

Qu’est-ce qu’un accident ischémique transitoire ?

Un accident ischémique transitoire (AIT) est un type d’AVC mineur causé par un arrêt momentané de l’apport sanguin dans une partie du cerveau.

Les symptômes de l’AIT durent moins d’une heure et ne semblent pas anormaux sur les images cérébrales obtenues par IRM. Les hommes sont légèrement plus susceptibles que les femmes de souffrir d’un AIT. Après un AIT, le risque d’accident vasculaire cérébral est important (jusqu’à 10 % des cas dans la semaine qui suit l’AIT). Par conséquent, l’AIT, comme l’AVC, est une urgence médicale.

Que devez-vous faire si vous présentez des symptômes d’un accident vasculaire cérébral ou d’un accident ischémique transitoire ?

Lorsqu’une personne présente soudainement les symptômes d’un AIT ou d’un AVC, appelez immédiatement le Samu (15, 112), qui vous enverra dans la structure appropriée. Il est conseillé de ne pas attendre un médecin ou de se rendre aux urgences, car cela pourrait faire perdre du temps si une thérapie pour dissoudre le caillot est possible.

Causes et prévention des accidents vasculaires cérébraux et des AIT

Pourquoi fait-on un avc ou un AIT ?

Un AVC ischémique se produit lorsqu’un caillot ou un fragment de plaque d’athérome (dépôt de cholestérol sur la paroi interne d’une artère sanguine) se forme localement ou se déplace depuis une autre partie du corps et bloque la circulation sanguine.

L’AVC hémorragique est dû à un saignement dans le cerveau ou sous les méninges (enveloppe du cerveau) causé par la rupture d’un vaisseau sanguin. Une pression artérielle élevée non contrôlée ou, dans certaines situations, des anomalies structurelles des vaisseaux sanguins appelées anévrismes peuvent provoquer des hémorragies cérébrales. Il s’agit de déformations des artères qui produisent une minuscule poche dont les parois délicates finissent par éclater, donnant lieu à un « anévrisme ».

Une personne qui a subi un accident ischémique transitoire (AIT) risque de subir un AVC dans la semaine qui suit. Ce risque est accru chez les personnes de plus de 60 ans, celles qui souffrent d’hypertension ou de diabète, ou si les symptômes de l’AIT étaient une paralysie locale ou des troubles de l’élocution qui ont duré plus de 10 minutes. Les personnes qui ont subi des AIT crescendo présentent également un risque plus élevé (c’est-à-dire plus de deux en 24 heures ou plus de trois en 72 heures).

Quels sont les facteurs qui favorisent un accident vasculaire cérébral ou un accident ischémique transitoire ?

Certaines circonstances, à des degrés divers, favorisent la survenue d’un AVC ou d’un AIT.

  • L’âge. Le risque de subir un AVC ou un AIT augmente avec l’âge.
  • L’hérédité. Si un parent a eu un AVC avant l’âge de 65 ans, le risque d’AVC ou d’AIT est accru.
  • Des antécédents d’accidents vasculaires cérébraux ou d’accidents ischémiques transitoires (AIT). Dans les cinq ans, on prévoit que 30 % des personnes qui ont eu un accident vasculaire cérébral ou un accident ischémique transitoire auront un autre accident vasculaire cérébral.
  • Le traitement ne permet pas de contrôler l’hypertension artérielle.
  • Certaines maladies cardiaques, comme la fibrillation auriculaire, favorisent la production de caillots.
  • Le tabagisme.
  • Le diabète est incontrôlable malgré le traitement.
  • Taux de cholestérol excessif.
  • L’inactivité sur une base régulière.
  • Une consommation élevée de boissons alcoolisées.
  • La prise de certains médicaments pendant de nombreuses années, comme l’hormonothérapie pendant la ménopause.

Les AVC peuvent-ils être évités ?

Les AVC et les récidives d’AVC peuvent être évités en suivant les mêmes directives que celles utilisées pour contrôler l’hypertension artérielle et l’hypercholestérolémie : suivre un régime alimentaire équilibré, pratiquer une activité physique régulière, arrêter de fumer et limiter la consommation d’alcool.

Les personnes souffrant d’hypertension artérielle, d’hypercholestérolémie, de diabète ou de maladie cardiaque doivent prendre leurs médicaments au rythme et à la dose indiqués.

Diagnostic et prise en charge de l’AVC

Comment détecte-t-on un accident vasculaire cérébral ?

C’est en présence de signes neurologiques inattendus que le diagnostic est posé (paralysie, perte de la vue, difficulté à s’exprimer, etc.) Des examens complémentaires (IRM) peuvent aider les médecins à poser le diagnostic et à distinguer un AVC ischémique d’un AVC hémorragique. D’autres procédures (angiographie, échographie) sont réalisées dans le cas d’un AVC ischémique pour établir l’origine du caillot ou de la plaque d’athérome responsable de l’obstruction de l’artère.

Le diagnostic d’un AIT repose principalement sur les questions du patient. Les symptômes ont disparu d’eux-mêmes et aucune image aberrante n’a été observée à l’IRM.

Quels sont les traitements de l’AVC ?

Des médicaments sont administrés peu après un AVC obstructif pour éliminer le caillot qui bloque l’artère sanguine. Après un AVC hémorragique, une intervention chirurgicale peut être nécessaire pour vider la poche de sang qui écrase une partie du cerveau. Un traitement à long terme, tel que des anticoagulants, peut également être administré pour éviter les rechutes. La réadaptation est un élément important des soins de l’AVC et s’est avérée efficace même dans les cas graves d’AVC.

Les traitements de la phase aiguë (médicaments administrés rapidement après l’AVC) et la thérapie à long terme pour éviter les rechutes sont utilisés pour traiter les AVC avec des médicaments.

Traitements de la phase avancée de l’AVC

Les traitements de la phase aiguë sont conçus pour maintenir les conséquences de l’AVC à distance. Outre les conséquences liées au handicap, l’AVC peut entraîner des infections des voies respiratoires ou urinaires, un œdème cérébral, des convulsions, un infarctus du myocarde, des caillots dans les veines profondes et d’autres complications. Les médecins veillent à ce que le patient ne souffre pas d’hypertension artérielle, d’hyperglycémie, d’hyperthermie (température corporelle élevée) ou de déshydratation à la suite d’un AVC.

Si l’AVC est causé par une obstruction vasculaire, un médicament thrombolytique (alteplase) peut aider à dissoudre les caillots. Il doit être pris dans les 4,5 heures suivant l’apparition des symptômes. Il existe certaines contre-indications qui doivent être respectées.

Les anticoagulants (héparines) et l’aspirine peuvent aider à prévenir la formation de caillots et la création d’autres problèmes. Ils aident à prévenir la formation de nouveaux caillots.

Traitements à long terme de l’AVC

Les traitements à long terme de l’AVC ont pour but de prévenir la formation de nouveaux caillots chez les personnes ayant subi un AVC ischémique. Il s’agit principalement de médicaments antiplaquettaires (aspirine ou clopidogrel).

Des traitements sont également indiqués en cas de pression artérielle excessive, d’hypercholestérolémie et de diabète. Enfin, des recommandations sur le mode de vie et la nutrition doivent être suivies : pas de tabagisme, consommation modérée d’alcool, contrôle du poids avec une alimentation équilibrée, et activité physique fréquente (au moins 30 minutes par jour).

La réadaptation dans les soins de l’AVC

La réadaptation est un élément important des soins de l’AVC et il a été démontré qu’elle était efficace même dans les cas graves d’AVC. Elle peut être dispensée par un physiothérapeute, un ergothérapeute ou un orthophoniste, en fonction des symptômes.

Pour être pleinement efficace, la rééducation doit commencer le plus tôt possible après l’AVC, dès les premières heures d’hospitalisation. Elle se fera d’abord dans un centre spécialisé, puis à domicile.

L’activité physique adaptée dans la prise en charge de l’AVC

L’activité physique adaptée (APA) est l’un des traitements non pharmacologiques de la récupération après un AVC. Une activité physique régulière améliore la régulation de la pression artérielle et aide les patients à surmonter les conséquences neuromotrices potentielles (paralysie).

De nombreux sports, comme l’athlétisme, le karaté et le tennis de table, peuvent être adaptés aux personnes ayant subi un AVC.

Suite à un AVC, le médecin traitant peut désormais prescrire l’APA en précisant les objectifs recherchés (gestion de la tension artérielle, reprise des mouvements et de l’autonomie, contrôle du poids…) ainsi que les contre-indications propres au patient. Des programmes de remise en forme et d’entraînement adaptés à chaque situation individuelle sont définis par des éducateurs formés à la pratique du sport-santé dans les clubs qui proposent ces disciplines. Les dépenses engagées, souvent peu élevées, sont parfois remboursées par les assurances complémentaires (« mutuelles ») ou par les mairies/départements.

Les patients qui participent à ces activités personnalisées font état de bénéfices physiques (tels que l’autonomie et l’endurance), ainsi que de bénéfices psychosociaux (lutte contre l’isolement, meilleure image de soi).

Additifs alimentaires pour la prévention des maladies cardiovasculaires

 

Il existe de nombreux compléments alimentaires destinés à la prévention des maladies cardiovasculaires, en raison de l’important marché que représentent ces maladies. La majorité d’entre eux tentent de réduire le taux de cholestérol LDL dans le sang, sans avoir d’effet sur l’hypertension artérielle. Si certains d’entre eux sont reconnus par les autorités sanitaires, la majorité d’entre eux n’a pas été prouvée.

Quels sont les compléments alimentaires efficaces contre les maladies cardiovasculaires ?

Il existe de nombreuses sortes de substances chimiques incluses dans les compléments alimentaires censés protéger contre les maladies cardiovasculaires. Ils visent à :

  • soit à minimiser l’absorption des graisses et du cholestérol par l’intestin ;
  • soit à faire baisser le taux de cholestérol LDL dans le sang ;
  • soit à fluidifier le sang pour empêcher un caillot de se développer autour d’une plaque d’athérome, inhibant ainsi la circulation sanguine.

Les acides gras oméga-3 de l’huile de poisson pour les maladies cardiovasculaires

En France, les acides gras oméga-3 des huiles de poisson font l’objet d’une vaste étude sur la prévention des rechutes après une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral.

Depuis 2012, les autorités sanitaires européennes (EFSA, Autorité européenne de sécurité des aliments, et Commission européenne) ont émis des avis sur les allégations de santé spécifiques aux aliments et compléments alimentaires contenant des acides gras oméga-3 dérivés d’huiles de poisson (EPA et DHA).

Elles ont déterminé que ces produits peuvent prétendre contribuer à une bonne fonction cardiaque si et seulement s’ils contiennent au moins 40 mg d’EPA/DHA par 100 g et 100 kcal de produit, et s’ils apportent au moins un apport quotidien de 250 mg d’acides gras oméga-3 issus d’huiles de poisson (EPA et DHA).

En outre, les aliments et les compléments alimentaires contenant du DHA (ou du DHA et de l’EPA) peuvent prétendre aider les personnes à maintenir une pression artérielle normale s’ils contiennent au moins 3 g de DHA et d’EPA par jour et pas plus de 5 g par jour.

D’autre part, ces aliments ou compléments alimentaires peuvent prétendre contribuer au maintien d’un taux normal de triglycérides chez l’adulte s’ils apportent au moins 2 g de DHA et d’EPA par jour (ou 2 g de DHA) sans dépasser 5 g par jour.

En revanche, les aliments et les compléments alimentaires contenant des acides gras oméga-3 issus d’huiles de poisson (EPA et DHA) ne peuvent prétendre réduire le taux de cholestérol LDL, fluidifier le sang, améliorer la qualité du cholestérol ou préserver la santé cardiaque.

En 2018, deux articles savants ont compliqué l’analyse de l’impact des acides gras oméga-3 des huiles de poisson sur la protection cardiovasculaire.

Les maladies cardiovasculaires et les acides gras oméga-3 dans les huiles végétales

Les acides gras oméga-3 présents dans les huiles végétales ont reçu peu d’attention, et les recherches sur leur utilité dans la prévention des maladies cardiovasculaires sont limitées. Les autorités sanitaires européennes ont émis des jugements sur certaines allégations de santé pour les aliments et les compléments alimentaires contenant des acides gras oméga-3 dérivés d’huiles végétales depuis 2012.

Elles ont déterminé que ces produits peuvent prétendre contribuer au maintien d’un taux normal de cholestérol sanguin si et seulement s’ils contiennent au moins 0,3 g d’acide alpha-linolénique par 100 g et 100 kcal de produit, et s’ils donnent au moins un apport quotidien de 2 grammes d’acide alpha-linolénique (ALA).

En revanche, les aliments et les compléments alimentaires contenant de l’acide alpha-linolénique (ALA) ne peuvent prétendre être bénéfiques pour la santé du cœur et des vaisseaux sanguins, ni contribuer au maintien d’une pression artérielle normale.

Une méta-analyse de l’Institut Cochrane publiée en 2018 a examiné les avantages de la supplémentation en acides gras oméga-3 des huiles végétales (ALA) en termes de risque cardiovasculaire.

Les maladies cardiovasculaires et les acides gras oméga-6

Depuis 2012, la Commission européenne a publié des orientations sur certaines allégations de santé concernant les aliments et les compléments alimentaires contenant des acides gras oméga-6.

Après avoir examiné les preuves scientifiques, ils ont conclu que les produits contenant de l’acide linoléique peuvent prétendre contribuer au maintien d’un taux normal de cholestérol sanguin si et seulement s’ils contiennent au moins 1,5 gramme d’acide linoléique pour 100 grammes et 100 kcal de nourriture, et si la personne consomme au moins 10 grammes d’acide linoléique par jour.

En revanche, les aliments et les compléments alimentaires contenant de l’acide linoléique ne peuvent prétendre être bénéfiques pour la santé des vaisseaux sanguins. En outre, les aliments et les compléments alimentaires contenant de l’acide gamma-linolénique (GLA) ne peuvent prétendre maintenir un taux de cholestérol sanguin normal, contribuer à la santé cardiovasculaire ou contrôler la pression artérielle.

Maladies cardiovasculaires et acides gras oméga-9

Certaines huiles végétales, notamment l’huile d’olive, contiennent des acides gras oméga-9. Depuis 2012, la Commission européenne a publié des orientations sur certaines allégations de santé pour les aliments et les compléments alimentaires contenant des acides gras oméga-9.

Ils ont découvert que les aliments contenant de l’acide oléique peuvent prétendre aider à remplacer les graisses saturées par des graisses insaturées (dans le but de maintenir un taux de cholestérol sanguin normal, mais sans effet sur le taux de triglycérides) si et seulement si au moins 70 % de leurs graisses sont insaturées et représentent au moins 20 % des calories totales de l’aliment.

En revanche, les aliments et les compléments alimentaires contenant de l’huile d’olive ne peuvent pas prétendre être bénéfiques pour la santé du cœur et des vaisseaux sanguins, ni contribuer à maintenir des taux sanguins normaux de triglycérides ou de cholestérol.

Les phytostérols et les phytostanols dans la lutte contre les maladies cardiovasculaires

Les composés végétaux similaires au cholestérol sont les phytostérols et les phytostanols. Ils agissent en empêchant l’intestin d’absorber une partie du cholestérol présent dans l’alimentation.

Les autorités sanitaires de l’Union européenne ont déterminé en 2014 que les produits enrichis de ces substances chimiques aident à diminuer le taux de cholestérol dans le sang. Pour ces autorités, le consommateur doit être informé que le bon impact est obtenu en consommant régulièrement 1,5 à 3 g de stanols/stérols végétaux. Associés à une alimentation saine, ils peuvent réduire le taux de cholestérol LDL de 7 à 12,5 %.

Le degré de l’effet ne peut être précisé que pour les aliments suivants : matières grasses à tartiner, produits laitiers, mayonnaise et sauces pour salades. En ce qui concerne l’ampleur de l’effet, la fourchette  » 7-10%  » pour les aliments assurant un apport quotidien de 1,5-2,4 g de stanols/stérols végétaux, ou la fourchette  » 10-12,5 pour cent  » pour les aliments assurant un apport quotidien de 2,5-3 g, ainsi que le temps nécessaire pour obtenir l’effet ( » en 2-3 semaines « ) doivent être communiqués au consommateur.

Toutefois, en l’état actuel des données, les produits contenant des phytostérols ou des phytostanols ne peuvent pas mentionner sur leur emballage qu’ils contribuent directement à la prévention des maladies cardiovasculaires (recommandation 06/2014 de l’ANSES).

Les phytostérols et les phytostanols sont le plus souvent présents dans les produits laitiers et les matières grasses comme les yaourts et la margarine. On les trouve occasionnellement dans des gélules ou des capsules qui doivent être prises avec de la nourriture.

Les policosanols pour les maladies cardiovasculaires

Les policosanols prétendent avoir les mêmes qualités que les phytostérols en termes d’absorption des graisses par l’intestin. Dans certains pays d’Amérique centrale et du Sud, ils sont utilisés comme traitement de l’hypercholestérolémie (LDL). Les études cliniques sont toutefois insuffisantes pour déterminer les circonstances d’utilisation.

Les pectines pour les maladies cardiovasculaires

Depuis 2012, les autorités sanitaires européennes (EFSA, Autorité européenne de sécurité des aliments, et Commission européenne) ont émis des avis sur certaines allégations de santé concernant les compléments alimentaires contenant de la pectine. Après avoir examiné les preuves scientifiques, elles ont conclu que ces produits peuvent prétendre contribuer au maintien d’un taux normal de cholestérol sanguin s’ils comprennent 6 grammes de pectines par jour, pris pendant les repas.

L’effet du potassium sur les maladies cardiovasculaires

Depuis 2012, les autorités sanitaires européennes (EFSA, Autorité européenne de sécurité des aliments et Commission européenne) ont émis des avis sur des allégations de santé spécifiques concernant des aliments et des compléments alimentaires contenant du potassium. Elles ont déterminé que ces produits peuvent prétendre contribuer au maintien d’une pression artérielle normale si et seulement s’ils contiennent au moins 300 mg de potassium par 100 g, 100 ml, ou par emballage si le produit ne comprend qu’une seule portion.

Maladies cardiovasculaires et levure de riz rouge

La levure de riz rouge est un champignon de taille minuscule. Elle contient, selon son origine, des quantités variables de monacoline K, souvent appelée lovastatine dans le milieu médical. Sauf en France, cette statine est utilisée comme médicament dans certains pays.

Des études cliniques ont indiqué que les compléments alimentaires à base de levure de riz rouge sont bénéfiques pour réduire le taux de cholestérol LDL dans le sang.

Depuis 2012, les autorités sanitaires européennes (EFSA, Autorité européenne de sécurité des aliments, et Commission européenne) se sont exprimées sur certaines allégations de santé faites par les compléments alimentaires à base de levure de riz rouge. Après avoir examiné les preuves scientifiques, elles ont conclu que ces produits peuvent prétendre contribuer à maintenir un taux normal de cholestérol LDL s’ils contiennent une dose quotidienne de monacoline K (lovastatine) de 10 mg.

Les maladies cardiovasculaires et les protéines de soja

Les protéines de soja sont dérivées des graines de soja, qui ont une forte concentration de protéines et d’isoflavones. Des études ont montré que les protéines de soja sont bénéfiques pour réduire le taux de cholestérol LDL dans le sang et éviter les maladies cardiovasculaires, à partir d’une consommation minimale de 25 g par jour, associée à une alimentation saine. Cette propriété est reconnue par les autorités sanitaires américaines, qui autorisent les fabricants à la revendiquer sur les emballages.

Néanmoins, en 2012, les autorités sanitaires européennes ont interdit aux produits diététiques contenant des protéines de soja de prétendre contribuer au maintien d’un taux normal de cholestérol sanguin, en raison de l’absence de preuves solides d’efficacité.

La vitamine b3 (acide nicotinique) dans la lutte contre les maladies cardiovasculaires

Il a été prouvé que l’acide nicotinique, l’une des deux molécules de la vitamine B3, augmente les taux de cholestérol HDL tout en diminuant les taux de cholestérol LDL et de triglycérides. Néanmoins, des bénéfices similaires ont été documentés à des niveaux potentiellement dangereux, et l’utilisation de la vitamine B3 dans cette indication est fortement déconseillée.

Maladies cardiovasculaires et chitosan

Le chitosan est un produit chimique généré à partir de la chitine, le principal composant des carapaces d’insectes et de crabes. Il est indiqué comme complément alimentaire pour diminuer l’absorption intestinale des lipides et du cholestérol. Cependant, même si des résultats positifs ont été constatés chez les animaux de laboratoire, ils n’ont jamais été étendus à l’homme.

Les flavonoïdes pour les maladies cardiovasculaires

Les flavonoïdes sont des composés d’origine végétale. Les essais cliniques n’ont jamais été utilisés pour valider leurs allégations dans le domaine de la prévention des maladies cardiovasculaires.

En raison de l’absence de preuves convaincantes de leur efficacité, les autorités sanitaires européennes ont interdit depuis 2012 aux compléments alimentaires contenant des flavonoïdes (par exemple, la rutine, la diosmine ou les catéchines du thé vert) de prétendre aider à maintenir des taux normaux de cholestérol sanguin ou contribuer à la santé du cœur et des vaisseaux sanguins.

La coenzyme q10 dans la lutte contre les maladies cardiovasculaires

La coenzyme Q10 est une molécule nécessaire à la synthèse de l’énergie dans les cellules. La coenzyme Q10 est utilisée comme traitement pour les personnes souffrant d’insuffisance cardiaque chronique au Japon et en Israël, notamment.

Plusieurs études semblent indiquer que, si l’on prend des statines pour traiter l’hypercholestérolémie, l’utilisation simultanée de coenzyme Q10 peut améliorer le succès du traitement en termes de réduction du cholestérol LDL. Dans les nations où elle est disponible en tant que médicament, elle est prescrite pour cette raison.

Cependant, en 2012, les autorités sanitaires européennes ont interdit aux compléments alimentaires contenant de la coenzyme Q10 de prétendre aider à maintenir des niveaux normaux de cholestérol sanguin, à normaliser la pression artérielle ou à contribuer à la santé du cœur et des vaisseaux sanguins, en raison de l’absence de preuves solides d’efficacité.

Contre les maladies cardiovasculaires avec le germe de blé

Les phytostérols se trouvent dans le germe de blé. En 2012, les autorités sanitaires européennes (EFSA, Autorité européenne de sécurité des aliments, et Commission européenne) ont rendu une décision sur certaines allégations de santé concernant les produits contenant de l’huile de germe de blé. Après avoir examiné les preuves scientifiques, elles ont conclu que les compléments alimentaires contenant de l’huile de germe de blé ne peuvent pas prétendre améliorer la santé cardiovasculaire en augmentant l’élasticité des vaisseaux sanguins ou en normalisant la pression artérielle.

D’autres compléments alimentaires suggérant un risque cardiovasculaire

De nombreux ingrédients de compléments alimentaires ont déjà fait l’objet d’allégations de santé relatives au maintien d’un taux de cholestérol normal, d’une pression artérielle normale ou de la santé du cœur et des vaisseaux sanguins.

Depuis 2012, les autorités sanitaires de l’Union européenne (EFSA, Autorité européenne de sécurité des aliments, et Commission européenne) ont publié des déclarations sur ces allégations. Elles ont interdit un très grand nombre d’entre eux (voir le tableau ci-dessous).

Substances de compléments alimentaires qui ne sont pas autorisées à faire des allégations concernant leurs effets sur le risque cardiovasculaire

Impact sur taux de cholestérol sanguinEffet sur la pression artérielleImpact sur la santé cardiovasculaire et vasculaire
Acide nicotinique (vitamine B3)
Astaxanthine
Lycopène
Magnésium
Acide alpha-lipoïque
Inulines
Cuivre
Coenzyme Q10
Protéines de soja
Flavonoïdes
Phosphatidylcholine (lécithine)
Acide gamma-linolénique
Oméga-3 des huiles de poisson
Isoflavones
Méthionine
Huile d’olive
Coquilles d’œuf ou d’huître
Carnitine et acétyl-L-carnitine
Vitamine B3 (acide nicotinique)
Gelée royale
Fructo-oligosaccharides (FOS)
Probiotiques
Magnésium
Acide gamma-linolénique
Huile de germe de blé
Coenzyme Q10
Arginine
Acide alpha-linolénique
Calcium
Flavonoïdes
Arginine
Levure de bière
Glucosamine
Vitamines B9, D, E et K
Sélénium
Huile de germe de blé
Zinc
Coenzyme Q10
Acide gamma-linolénique
Acide alpha-linolénique
Huile d’olive
Calcium
Lycopène
Acide linoléique
Huile de lin
Oméga-3 des huiles de poisson
Gelée royale
Phosphatidylcholine (lécithine)

Y a-t-il des risques à prendre des compléments alimentaires pour protéger les artères ?

La supplémentation en potassium, en plus de celle que l’on trouve dans les aliments et les compléments multivitaminés, est fortement évitée, sauf sous contrôle médical. Une surabondance de potassium provoque des troubles du rythme cardiaque, qui peuvent être fatals. En outre, une trop grande quantité de potassium peut interférer avec de nombreux médicaments.

Les femmes enceintes ou qui allaitent, ainsi que les personnes souffrant de diabète, de maladies du cœur et des vaisseaux sanguins, de constipation ou de diarrhée, ou qui prennent des médicaments contre l’hypertension, doivent éviter de prendre des compléments riches en potassium sans consulter leur médecin.

Les pectines inhibent l’absorption de plusieurs autres nutriments présents dans les aliments, notamment le bêta-carotène, la lutéine, le lycopène et les sels minéraux comme le zinc, le calcium, le magnésium et le fer. Par conséquent, les pectines ne doivent pas être prises pendant plus de quelques jours d’affilée.

En outre, les pectines doivent être consommées avec beaucoup d’eau afin qu’elles atteignent rapidement l’estomac. Cette précaution a pour but d’éviter l’étouffement si les pectines sont consommées dans une solution trop épaisse. Les personnes qui ont des difficultés à avaler doivent faire très attention à diluer leurs pectines.

Les personnes allergiques aux crustacés doivent éviter d’utiliser le chitosan. De plus, il interférerait avec l’absorption de plusieurs produits chimiques, dont certains médicaments. La nausée et la diarrhée sont des effets secondaires possibles.

Les personnes qui prennent des médicaments contre le cholestérol (notamment des statines) devraient consulter leur médecin avant de consommer des aliments riches en phytostérols ou en phytostanols, ou des suppléments contenant des policosanols ou du coenzyme Q10.

Les personnes allergiques au gluten doivent éviter les produits contenant du germe de blé.

La levure de riz rouge doit être utilisée avec la même prudence qu’un médicament, et elle doit être utilisée sous surveillance médicale. Si vous ressentez des crampes, une gêne musculaire, une sensibilité ou un affaiblissement musculaire, demandez immédiatement une assistance médicale. En outre, la levure de riz rouge peut interférer avec divers médicaments, en particulier ceux utilisés pour combattre l’hypercholestérolémie (LDL).

Les produits à base de protéines de soja ne sont pas recommandés aux femmes ayant des antécédents personnels ou familiaux de cancer du sein, de l’utérus ou des ovaires, ni aux hommes ayant des problèmes de prostate. Les protéines de soja peuvent interagir avec un large éventail de médicaments, notamment les anticoagulants, les hormones thyroïdiennes et les traitements contre l’ostéoporose.

La vitamine B3 ne devrait jamais être utilisée à des fins thérapeutiques en raison des nombreux risques liés à son utilisation.

Les personnes prenant des anticoagulants doivent éviter de prendre des policosanols, de la coenzyme Q10, des flavonoïdes ou des compléments contenant de l’ail, des acides gras oméga-3 ou oméga-9.

Une étude australienne publiée en 2014 a conseillé aux patients souffrant d’hypertension artérielle d’éviter de prendre de la vitamine C et des flavonoïdes (polyphénols) en même temps. Alors que la prise de 500 mg/jour de vitamine C semblait faire baisser la tension artérielle des hypertendus et que 1000 mg/jour de polyphénols extraits de pépins de raisin n’avaient aucun effet sur leur tension artérielle, l’association de ces deux substances a provoqué une augmentation significative de la tension artérielle de ces patients hypertendus. Un résultat similaire a été observé lors de la prise quotidienne de 500 mg de vitamine E (tocophérols). La prudence est donc de mise.

Enfin, les personnes atteintes de diabète devraient obtenir un avis médical avant d’utiliser la coenzyme Q10.

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