L’artériographie

L'artériographie

L’artériographie est une procédure radiologique utilisée pour visualiser les artères.

Afin de visualiser l’ensemble du réseau artériel, il faut injecter un produit opaque aux rayons X dans les artères.

L’artériographie peut être réalisée sur les artères des membres supérieurs et inférieurs, ainsi que sur les artères de la tête.

Il s’agit d’un examen invasif qui peut entraîner des complications, lesquelles sont peu fréquentes. Dans la plupart des cas, cet examen est indolore. Il dure généralement 15 à 20 minutes, mais il peut être plus long en fonction des artères étudiées et des procédures techniques. Le résultat est immédiat.

PROCÉDURE PRATIQUE DE L’EXAMEN

Pour injecter ce produit dans les artères, il est nécessaire d’introduire un tube creux jusqu’à leur niveau afin de pouvoir injecter le produit opaque aux rayons X. Ce tube est introduit dans une artère. Ce tube est inséré dans une artère et parcourt ensuite le réseau artériel jusqu’au niveau où les médecins veulent effectuer une exploration.

Conditions d’examen de L’arteriographie

Le médecin s’assure que le patient n’est pas allergique à l’iode notamment car il devra administrer dans ce cas (la veille de l’examen) des médicaments anti-allergiques tels que des corticoïdes et des antihistaminiques.

Des anxiolytiques sont parfois administrés juste avant l’artériographie, le patient est à jeun et les médicaments anti-coagulants sont de préférence arrêtés.

Le patient est nu et allongé sur le dos pendant l’artériographie.

Positionnement de l’introducteur

Après une anesthésie locale, la première étape de ce travail consiste à ponctionner une artère d’un membre afin d’y introduire un tuyau de gros calibre, qui sert d’introducteur.

L’artère fémorale, située dans le pli de l’aine, est fréquemment utilisée pour réaliser une artériographie des membres inférieurs ou des artères de la tête. L’artère radiale (artère du bras) peut être utilisée occasionnellement (et de plus en plus).

Positionnement de l'introducteur
L’introducteur est inséré dans l’artère fémorale dans l’aine.

Passage du tube dans l’introducteur

Après avoir introduit l’introducteur dans l’artère (ce qui est généralement indolore), le tube qui servira à injecter le produit de contraste radiologique est introduit dans l’artère via cet introducteur et acheminé jusqu’à l’artère malade.

Une fois en place, le produit de contraste radiologique sera injecté rapidement pour obstruer l’artère. Simultanément, un film radiographique est réalisé pour examiner l’ensemble de l’artère.

Lorsque l’examen est terminé, le médecin retire tout le matériel ou laisse l’introducteur en place.

L’artère est comprimée pendant 10 à 30 minutes pour éviter l’écoulement du sang et la formation d’un hématome.

RÉSULTATS DE L’ARTERIOGRAPHIE

Le médecin peut voir la structure des parois de l’artère et l’intérieur pendant que l’artère est opacifiée. Il s’intéresse particulièrement à la présence de plaques sur la paroi et à la présence de rétrécissements.

Dans le cas d’un rétrécissement de l’artère, le radiologue définit le degré en pourcentages.

L’opacification de l’artère aorte et de ses branches de division, notamment les artères rénales, est représentée sur la figure ci-dessous.

Artériographie
Artériographie des l’artères rénales et de l’aorte

Le rétrécissement de l’artère rénale gauche est visible sur la photo ci-dessous par rapport à l’artère rénale droite.

rétrécissement de l’artère rénale
rétrécissement de l’artère rénale gauche

INDICATIONS

Le médecin prescrit une artériographie pour les raisons suivantes :

  • Rechercher une obstruction de l’artère.
  • Rechercher une obstruction de l’artère, telle qu’un caillot de sang ;
  • Par exemple, avant de réaliser un pontage, rechercher le réseau artériel.

COMPLICATIONS

La principale complication est que le matériau introduit dans l’artère déloge une petite partie de l’artère ou une plaque. Ces débris vont alors passer dans la circulation sanguine, obstruant le vaisseau en aval.

Les conséquences de cette complication dépendent de la localisation des débris : s’ils partent dans les jambes ou les bras, ils peuvent provoquer un manque d’apport en oxygène, ce qui peut entraîner des lésions tissulaires et, dans le pire des cas, une gangrène. Si ces débris pénètrent dans les artères du cerveau, ils peuvent provoquer un accident vasculaire cérébral, qui peut entraîner une hémiplégie.

D’autres complications sont infectieuses, comme en témoigne l’apparition d’une infection à l’endroit de la ponction ou dans le sang. Ces complications sont cependant extrêmement rares.

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