La Coronarographie

Coronarographie

Pour visualiser l’obstacle situé sur l’artère du cœur responsable de l’infarctus, par exemple, il est nécessaire de faire une Coronarographie pour analyser non seulement cette artère mais aussi toutes les artères coronaires (artères du cœur) lors d’un examen radiologique dont le principe est d’injecter directement dans les artères du cœur un produit radiologique qui produit un contraste visible sur une radiographie.

La coronarographie, qui se traduit par  » radiographie des artères coronaires « , est un examen qui consiste à ponctionner une artère d’un membre pour y introduire un tube par lequel un produit opaque aux rayons X est injecté directement dans les artères coronaires.

Dans la plupart des cas, cet examen est indolore. Il dure 15 à 20 minutes et donne des résultats immédiats.

Les risques sont relativement rares, avec 3 à 5 complications pour 1000 examens réalisés : infarctus massif du myocarde, accident vasculaire cérébral, embolie des membres.

DESCRIPTION DE LA TECHNIQUE

Pour injecter ce produit dans les artères coronaires, il faut introduire un tube creux à leur origine, c’est-à-dire dans l’aorte (artère qui sort du cœur), presque au niveau du cœur.

Ainsi, ce tube est introduit par une artère (fémorale ou radiale), puis parcourt le réseau artériel jusqu’à l’aorte, où il se connecte à l’origine des artères coronaires.

Positionnement de l’introducteur

Après une anesthésie locale, la première étape de ce travail consiste à ponctionner une artère d’un membre afin d’y introduire un tuyau de gros calibre, qui sert d’introducteur.

Cet examen est réalisé sur l’artère située dans le pli de l’aine, l’artère fémorale, ou l’artère située au poignet (artère radiale).

Positionnement de l'introducteur
L’introducteur est inséré dans l’artère de l’aine (artère fémorale).

Passage du tuyau par l’introducteur

Après avoir introduit l’introducteur dans l’artère (ce qui est généralement une procédure indolore), le tube qui sera utilisé pour injecter le produit de contraste radiologique est introduit dans l’artère et acheminé à travers l’aorte jusqu’au point de départ des artères coronaires.

L'introducteur est inséré dans l'artère
L’introducteur est inséré dans l’artère de l’aine (artère fémorale).

Ce tube sera introduit à l’origine de l’artère coronaire du côté droit du cœur, et le produit de contraste radiologique sera injecté très rapidement pour obstruer cette artère. Simultanément, un film radiologique est réalisé pour examiner l’ensemble de l’artère coronaire droite.

Le tube est ensuite retourné et positionné à l’origine de l’artère coronaire gauche. Les séquences sont alors les mêmes que celles décrites pour l’artère coronaire droite.

CONDITIONS DE L’EXAMEN

Le médecin doit s’assurer que le patient n’est pas allergique à l’iode en particulier, car dans ce cas, des médicaments antiallergiques tels que les corticoïdes et les antihistaminiques doivent être administrés la veille de l’examen, si possible.

Les anxiolytiques sont parfois administrés juste avant une coronarographie, alors que le patient est à jeun et que les médicaments anticoagulants sont arrêtés.

Le patient est nu et allongé sur le dos pendant la coronarographie.

RÉSULTATS

Coronarographie typique

Les images ci-dessous représentent une coronarographie typique, mettant en évidence les différentes artères du cœur.

Coronarographie typique
Une artère coronaire est visualisée (la coronaire droite).

Coronarographie anormale

Une coronarographie est anormale lorsque le diamètre interne de l’artère diminue, entraînant une diminution du flux sanguin.

Vous trouverez ci-dessous quelques exemples de « sténoses », ou rétrécissements de l’intérieur d’une artère cardiaque.

artère avec occlusion complète
Visualisation d’une artère avec occlusion complète (interventriculaire antérieure) et rétrécissement d’une autre artère (circonflexe).

INDICATIONS

Lorsque son patient se présente, le cardiologue décide de réaliser une coronarographie.

  • Une douleur thoracique évoquant une angine de poitrine.
  • Un électrocardiogramme anormal de repos ou d’effort.
  • Un infarctus du myocarde.

La coronarographie est parfois réalisée avant une intervention chirurgicale, notamment si le patient présente des facteurs de risque cardiovasculaire. Enfin, une coronarographie peut être recommandée si la fonction cardiaque et donc la capacité d’éjection du cœur se détériorent.

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