Europe : Hépatite aiguë chez l’enfant, trois nouveaux décès selon l’OMS

Hépatite aiguë chez l'enfant

La grande majorité des cas ont été signalés en Europe, principalement au Royaume-Uni. En Indonésie, trois enfants indonésiens sont décédés. La cause de ces inflammations aiguës du foie, qui touchent principalement les jeunes de moins de dix ans, n’est pas claire.

Le nombre de cas signalés est en augmentation dans le monde, mais leur origine reste inconnue. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré mardi qu’elle recevait encore des dizaines de rapports d’infections par l’hépatite chez les jeunes, avec un total d’environ 230 cas probables dans le monde. « Au 1er mai, au moins 228 cas probables ont été signalés à l’OMS dans 20 pays, et plus de 50 autres cas sont en cours d’investigation », a déclaré Tarik Jasarevic, porte-parole de l’OMS, lors d’une conférence de presse des agences de l’ONU à Genève.

« Ces cas ont été enregistrés dans quatre de nos six zones OMS », a-t-il poursuivi. La cause de ces graves inflammations du foie n’est pas encore claire. « Les enquêtes sur les hépatites aiguës d’origine inconnue sont compliquées et parfois longues », a indiqué Santé publique France au Parisien.

La grande majorité des cas ont été enregistrés en Europe, le Royaume-Uni étant le premier à le faire. Le 5 avril, l’OMS a reçu la notification de dix cas d’hépatite aiguë sévère de cause inconnue chez des enfants de moins de dix ans dans le centre de l’Écosse. Le 8 avril, 74 cas avaient été confirmés au Royaume-Uni.

Trois enfants indonésiens sont décédés d’une maladie hépatique inconnue, ce qui porte à quatre le nombre total d’enfants dans le monde décédés d’une hépatite aiguë infantile de cause inconnue, selon le ministère indonésien de la Santé mardi. Selon la porte-parole du ministère, Siti Nadia Tarmizi, les trois jeunes Indonésiens, âgés de deux, huit et onze ans, présentaient de la fièvre, une jaunisse, des convulsions et une perte de conscience. « Nous devons nous assurer qu’ils ne sont pas causés par les virus reconnus de l’hépatite A, B, C, D ou Rb », a-t-elle noté. Au moins un décès a été enregistré jusqu’à présent.

Vomissements, diarrhée et jaunisse…

Cette hépatite touche principalement les enfants de moins de dix ans et se caractérise par des symptômes tels que la jaunisse, la diarrhée, les vomissements et les troubles de l’estomac. Dans certaines situations, une transplantation du foie a été nécessaire. Au moins un jeune a été tué. Selon le Centre européen de contrôle et de prévention des maladies (ECDC) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les virus habituels qui causent l’hépatite virale aiguë (A à E) n’ont été détectés dans aucun des cas.

L’examen de ces cas inhabituels d’hépatite aux États-Unis a incité les responsables de la santé à privilégier la semaine dernière la piste d’un adénovirus, sans pour autant prouver qu’il en est la seule cause. Les adénovirus sont généralement associés à des symptômes respiratoires, des conjonctivites et des troubles digestifs.

La transmission se fait par voie fécale-orale ou respiratoire, les pics épidémiques se situant le plus souvent en hiver et au printemps, et plus fréquemment dans les collectivités (crèches, écoles, etc.). La grande majorité des personnes sont infectées avant l’âge de cinq ans. Leur rôle dans l’émergence de l’hépatite mystérieuse est inconnu.

Tout cas d’hépatite aiguë chez un enfant de moins de 18 ans nécessite un examen étiologique complet, selon la DGS (Direction générale de la santé) dans sa dernière urgence. Elle précise que cet examen doit être basé sur « des prélèvements sanguins, respiratoires, urinaires et de selles. » Si les résultats de la recherche d’adénovirus sont positifs, le cas est considéré comme probable et doit être signalé à Santé publique France.[1]leparisien

Références

Références
1leparisien

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