Le stress de la grossesse : un risque pour le développement cognitif du bébé

développement cognitif du bébé

L’anxiété, le désespoir et le stress ont tous un impact sur le développement du cerveau du fœtus. Cela peut avoir un impact négatif sur le développement cognitif de l’enfant pendant au moins 18 mois.

Le stress est néfaste pour votre santé, surtout si vous êtes enceinte, car il peut affecter la croissance de votre enfant. Des chercheurs du Children’s National Hospital aux États-Unis décrivent dans la revue JAMA Network Open[1]https://jamanetwork.com/journals/jamanetworkopen/fullarticle/2791732 comment les inquiétudes des mères nuisent au développement cognitif de leurs enfants.

Les femmes ont été suivies pendant et après leur grossesse

L’équipe chargée de l’étude a sollicité l’aide de 97 femmes enceintes. Ils les ont suivies tout au long de leur grossesse et jusqu’à 18 mois après la naissance de leur enfant. Toutes les participantes étaient en bonne santé, et la majorité d’entre elles avaient fait des études et travaillaient. Les chercheurs ont utilisé des questionnaires, qu’ils leur ont présentés, pour évaluer le stress, l’anxiété et la dépression des mères avant la naissance. Des images reconstruites en trois dimensions à partir de scanners IRM ont été utilisées pour quantifier la taille du cerveau du fœtus et le plissement cortical. Les niveaux de créatine et de choline dans le cerveau fœtal ont également été mesurés ; il s’agit d’acides aminés nécessaires au développement du cerveau. Le développement neurologique de l’enfant de 18 mois a été évalué à l’aide de techniques d’évaluation cliniquement approuvées.

Une altération de la biochimie du cerveau

Les auteurs ont découvert que l’inquiétude des femmes enceintes a un impact sur le développement cérébral de leur progéniture : leur santé mentale modifie la forme et la biochimie du cerveau du fœtus en pleine croissance. Les chercheurs ont détecté des altérations de la profondeur des sillons et du volume de l’hippocampe gauche dans l’utérus, ce qui pourrait expliquer les problèmes de développement neurologique signalés après l’accouchement. Ces enfants peuvent avoir des problèmes socio-émotionnels et avoir des difficultés à établir des relations significatives avec les autres, y compris avec leur mère, vers l’âge de 18 mois. Ils affirment que ces problèmes de développement ont une influence sur l’interaction parent-enfant ainsi que sur la capacité des bébés à s’autoréguler.

Une meilleure prise en charge du mal-être des femmes enceintes

« En identifiant les femmes enceintes présentant des niveaux élevés de détresse psychologique, les praticiens de la santé pourraient découvrir les nouveau-nés susceptibles de subir des dommages neurodéveloppementaux ultérieurs et bénéficier de thérapies précoces et ciblées », explique l’auteur principal de la recherche, Catherine Limperopoulos. Selon elle, la prise en charge des femmes enceintes devrait être améliorée pour mieux les soutenir et les aider à réduire leur stress.

Références

Références
1https://jamanetwork.com/journals/jamanetworkopen/fullarticle/2791732

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